Il se raconte que croiser la route d’un.e Libanais.e, et s’y lier d’amitié, c’est une chance.
C’est vrai.
Si par hasard, ta route venait à croiser la sienne. Et si par hasard, vous vous liiez d’amitié, tu t’attacherais à l’impensable. Car par-delà les syllabes qui boitillent et des phrases qui s’étirent, ce sont les clés de son pays qui te seront tendues. Sans rien attendre en retour.
Un.e ami.e Libanais.e t’invitera sous son toit.
Non. Pas le toit bâti dans l'épreuve de l’exil, mais celui de sa maison, la vraie. Celle qui se trouve « là-bas ». Celle de ses parents, de son enfance. Celle où il fait soleil, où flotte un curieux parfum d’ancien, de spirales à moustiques et de photos de famille se chevauchant sur les tables basses du salon. Celle où le passé se dilate et refuse obstinément son regard au présent, en attendant des jours meilleurs. Car ses parents et ses grands-parents avaient peut-être raison, au final : le Liban, c’était mieux avant.
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