À Amélie.
J’avais une petite heure à tuer avant un rancart et, en quittant le Jardin du Luxembourg, je me suis dit que c’est exactement ce qu’il me fallait ce soir. Une faille dans mon agenda, un moment de vide et de fluidité rien qu’à moi et pendant lequel je pourrais autoriser mon cerveau à être nulle part, complètement désœuvré, prêt à accueillir tout ce qui pourrait remonter à la surface. J’ai donc laissé mes jambes me porter tout en m’adonnant à mon passe-temps préféré: observer les gens sur mon trajet, en espérant puiser dans la chorégraphie urbaine qui s’offrait à moi quelques idées pour mes prochains articles.
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